Nouveaux dessins

Nous mettons en ligne deux nouveaux dessins pour cette semaine.

Alexandre et Félix
Marian

Vous pouvez voir tous ceux qui ont ete choisis jusqu’a present ici.

Cassiar, nous voilà !

Bonjour a tous,

On finit notre troisième semaine de voyage par un jour de repos à Smithers, le long de la Yellowhead Highway. Cette semaine aura vu l’apparition des moustiques, des paysages inintéressants et du vent de face. La conséquence est qu’on a fait 750 kilomètres en 6 jours pour arriver le plus vite à la troisième étape du voyage: la Cassiar Highway jusqu’a Watson Lake puis la Alaska Highway jusqu’a Whitehorse,
A noter que désormais, Jean s’occupera de la version anglaise du journal tandis que je me chargerai de la version française.

15 juillet: Jasper, 0 km

Première vraie journée de repos depuis le début du voyage, On s’offre un restaurant japonais, et on demande par malheur une banquette: il faut enlever ses chaussures. On mange tout gênés alors que notre fumet envahit la pièce. On ne saura jamais lequel de nous deux est le vrai coupable. Sur le chemin du retour, rencontre avec un couple de Fairbanks, On parle d’ours et de changement climatique. D’après ce que le gars me dit, tant qu’on ne tombe pas sur le grizzly grincheux avec de mauvaises dents, ca devrait aller. Il ne reste plus qu’a apprendre a repérer les grincheux. On observe cinq wapitis au camping avant de s’endormir.

16 juillet: Jasper - aire de repos après Tête Jaune Cache, 119 km

Réveil a 5h15 et départ a 6h15 du matin. C’est vraiment chouette de partir quand il n’y a personne sur la route. On voit un cerf qui mange sur le bord de la route. Je n’ose pas le prendre en photo. On repasse en Colombie-Britannique et on rechange d’heure. Résultat: on a fait 85 kilomètres à 10h du matin. Apres notre pause du midi commence une série de longues lignes droites vallonnées sans aucun intérêt. Ca durera 4 jours. On arrive enfin à l’aire de repos ou on se fait horriblement bouffer par les moustiques. On n’a que quelques secondes pour faire pipi avant qu’ils n’arrivent. On se couche à 8h avec un nouvel objectif: être à Whitehorse le 5 août.

17 juillet: aire de repos après Tête Jaune Cache - Dome Creek, 135 km

On se réveille à 5h45 au milieu des moustiques. C’est infernal. Je comprends désormais ce qu’Aaron voulait me dire. On n’est pas suffisamment prépares. Ils piquent à travers les vêtements, aux yeux, aux mains. Le petit déjeuner est horrible et on prend à peine le temps de manger. J’enlève les moustiques de mes jambes et tente de ranger mes chaussures dans mes sacoches. Cinq secondes après, je regarde mes jambes: j’ai vingt moustiques sur la jambe gauche et dix sur la jambe droite. J’ai le cœur qui palpite, le souffle court, je commence à paniquer. J’attache sommairement mes chaussures et je pars en courant. Sur le vélo, le moral est au plus bas. On repart à 30 km/h, comme si cela allait nous éviter de subir le même sort ce soir. Pour la première fois, je m’inquiète de ma capacité à faire ce voyage jusqu’au bout. Sur le chemin, on rencontre Dave, Sud-Africain qui a fait le voyage de Vancouver a Prudhoe Bay et qui est reparti de Prudhoe Bay pour aller en Terre de Feu. Il recommande l’aire de repos de Dome Creek. On s’y arrête a 15h30, épuises. Pas trop de moustiques, je suis rassuré.

18 juillet: Dome Creek - Prince George, 133 km

Très peu de moustiques le matin, je suis un peu rassuré. Ca roule bien et on s’arrête a midi dans un boui-boui qui fait son propre pain et ses propres tartes. On s’empiffre et on repart. Arrivée a Prince George ou l’on découvre une ville industrielle sans intérêt. Encore une grosse côte et on arrive au camping. Pas d’ours, pas de moustiques, on peut dormir tranquille. Le bonheur. Demain, grasse matinée.

19 juillet: Prince George - Vanderhoof, 92 km

Départ à 12h15. Bruine intermittente, des montées et des descentes en permanence, des bas-côtés étroits, les voitures qui passent tout près de nous et un gros vent de face: une étape de rêve… Ce qui devait être une étape reposante après les trois longues journées précédentes sera la pire depuis le début. On arrive enfin à Vanderhoof, épuisés. Alors que l’on cherche un endroit ou dormir, une dame, Deirdre, vient parler à Jean et, apprenant cela, nous propose de planter notre tente dans son jardin. On va la rejoindre chez son copain Todd qui nous propose la même chose. Comme son terrain à lui n’est pas inondé au contraire de celui de Deirdre, nous acceptons. Todd et Deirdre sont adorables, tout comme les deux enfants de Todd. On passe la soirée à papoter devant un thé. Il nous prête son ordinateur et nous offre une douche que nous n’utiliserons que le lendemain. On s’endort à 23h45, heureux malgré l’étape complètement pourrie. Côtoyer tant de bonté nous a revigorés.

20 juillet: Vanderhoof - Burns Lake, 133 km

Douche à 7 heures du matin avec un vrai savon: le bonheur. Enorme petit déjeuner avec pancakes, nectarines, pommes, bananes, sucre glace et sirop d’érable. Nous qui ne mangeons d’ordinaire que du gruau, nous sommes aux anges. On reste un peu à papoter puis on part. Ces quelques heures passées avec eux auront été fantastiques. On les quitte a regret. Il fait beau, il n’y a pas de vent, on part le cœur léger. On croise Marc, photographe et cycliste espagnol qui est parti d’Alaska pour aller en Californie. Lors de notre pause, on rencontre Beth et Elena qui vont en voiture de Vancouver à Whitehorse pour aller se promener au Yukon. La encore, on parle longtemps et on profite de ces moments de rencontre. On repart et arrive à Burns Lake, pour découvrir un camping municipal glauque dans une ville qui l’est tout autant (sur le chemin, on en profitera pour faire la course avec un train, ce genre de jeu qui a plus d’intérêt avec un train canadien qu’avec un TGV). Avant de s’endormir, on aura droit aux patrouilles de police, aux jeunes qui s’ennuient mortellement à minuit et aux voitures qui passent en trombe sur la route.

21 juillet: Burns Lake - Smithers, 143 km. Total: 1859 km

Réveil a 6h15 pour faire les 145 kilomètres qui nous séparent de Smithers dans la journée. La route est un peu moins chiante que les jours précédents, les décors plus varies. On voit à nouveau des montagnes enneigées. On profite d’une grosse descente pour améliorer le record de vitesse a 73,4 km/h (voir vidéo). Apres avoir trouve le camping municipal, on va manger au pub. Pour la première fois depuis le début du voyage, on peut vraiment discuter entre frères. Depuis 9 ans qu’on n’habite plus ensemble, ca fait du bien. Vivement la Cassiar Highway pour pouvoir recommencer,

Demain, jour de repos.

Les photos de la semaine 3 sont disponibles ici


inventaire de la faune

A la suite d’une question de la part d’un eleve ecossais, nous tenons a jour un inventaire de tous les principaux animaux que nous rencontrons sur notre route. Jusqu’a maintenant, noud avons vu:

-2 ours noirs

-6 daims

-2 serpents

-1 aigle royal

-2 chevres de montagne

J’ai hate de voir un caribou (un peu moins sur de vouloir rencontrer un grizzly!!!

Jean 

Nouvelles vidéos

Photos et vidéos

Nous avons enfin mis les photos et les vidéos sur le site. Ce n’est pas encore aussi bien présenté que ce que nous aurions voulu, mais ça prend forme. Les vidéos sont vraiment compressées pour que chacun puisse les voir. Si vraiment vous trouviez la qualité trop mauvaise, n’hésitez pas à nous le dire et nous en mettrons des moins compressées. Voilà les premières vidéos (si quelqu’un sait comment afficher toutes les vidéos d’un même utilisateur dans Google Video, je suis preneur):

Vélo dans les fourrés

Traversée de rivière

Camping Upper Nicola Lake

Camping sauvage à Three Valley

Train à Revelstoke

Yoho National Park 2

Yoho National Park

Columbia Icefield

Les photos sont visibles là: http://www.arctic2007.org/photos/weekly/

1000 bornes !

Aujourd’hui, premier vrai jour de repos, que l’on passe à Jasper, Alberta. Depuis la dernière mise à jour de lundi, nous avons parcouru 500 kilomètres dont 400 dans les Rocheuses, croisé de nouveaux animaux sauvages, traversé la Icefields Parkways (autoroute bordée de glaciers) et découvert la pluie.

9 juillet: Three Valley - Revelstoke, 30 kilomètres.

Demi-journée pour arriver à Revelstoke où nous nous reposons l’après-midi. C’est l’occasion de se gaver de burgers et d’entrecôtes au restaurant. L’après-midi passe vraiment vite et on se couche à 22h30 en ayant eu l’impression de ne rien avoir pu faire. Au moins, la ville est vraiment jolie, blottie entre les montagnes. A noter: première crevaison (qui sera pour Nicolas), qui arrive inexplicablement pendant que l’on mange. — Nicolas

10 juillet: Revelstoke - Roger’s Pass, 67 kilomètres à 17.5 km/h de moyenne.

La motivation est limitée au réveil, on sait qu’un col énorme est au programme. On n’est pas déçus: 60 kilomètres de montée sous la canicule, dépassés par les camions. Mais ça en vaut largement la peine, le décor est superbe et nous arrivons enfin dans les montagnes. Glaciers et torrents nous entourent. On s’arrête en début d’après-midi juste sous le col Roger, la difficulté de la journée, on est heureux. — Jean

11 juillet: Roger’s Pass - Yoho National Park, 118 kilomètres à 20.75 de moyenne.

On commence la journée en franchissant le col. Dans la descente, on passe à travers un tunnel et quatre abris anti-avalanche. Le troisième notamment est sombre, long, et avec un virage. On change d’heure et on se retrouve une heure plus tard. On va encore arriver tard au camp. On se pose pour faire des couses à Golden. Il fait 30 degrés à l’ombre, il n’y a pas de nuages et on n’a aucune envie de repartir, d’autant plus qu’une grosse montée nous attend à la sortie de la ville. Après être passés sur l’autoroute en travaux et sous un beau viaduc, on arrive enfin au Yoho National Park qui est superbe. On rencontre une famille de l’Ontario dont le père a bossé dans la lutte contre les feux de forêts et nous parle d’ours. Il nous offre jus de fruits et bières. On s’endort à 10h30, épuisés. — Nicolas

12 juillet: Yoho National Park - Mosquito Creek (Icefields Parkway), 86 kilomètres à 16.5 de moyenne

Peu après le départ, nouvelle difficulté: Kicking Horse Pass, 6 kilomètres d’ascension avec des passages à 9%. On a la pêche, on monte comme des fusées et on est au sommet en 40 minutes. Après une bonne descente, on arrive à Lake Louise, ce qui constitue un cap psychologique très important. Nous sommes désormais dans les Rocheuses et la première étape du voyage se termine. Après une énorme bouffe, on décide d’aller voir le lac Louise, sans savoir qu’il y a 4 kilomètres de montée très raide pour y arriver. J’ai plus de jus et Nicolas me met une rouste. Heureusement, il y a un gros ours noir en train de bouffer à côté de la route, cela me remonte le moral. Après avoir vu le lac qui est absolument superbe, nous partons sur l’autoroute des glaciers et nous nous arrêtons à Mosquito Creek dans la soirée. Le lieu porte bien son nom: il y a plein de moustiques (fait rare depuis le début du voyage). — Jean

13 juillet: Mosquito Creek - Rampart Creek, 66 km à 19 de moyenne

Grasse matinée bien méritée, on se réveille à 10 heures avant de prendre la route à midi. Les décors sont absolument sublimes: montagnes énormes, glaciers partout et ruisseaux d’une couleur bleu pâle magnifique. Nous faisons un petit bout de route avec Ben, un jeune Américain qui va également en Alaska. Bouffe énorme le soir avant un gros dodo. Demain, on essaye de se réveiller à 4 heures. — Jean

14 juillet: Rampart Creek - Jasper, 140 km à 20 de moyenne

Réveil à 5h30 et départ à 6h15. Pour la première fois, on a vraiment froid le matin et on se couvre. La Icefields Parkway à cette heure du jour est superbe. Il n’y a pas de voitures et les couleurs sont splendides. On passe à côté d’un aigle royal puis on entame l’ascension vers Sunwapta Pass, point culminant de l’autoroute à 2035 mètres d’altitude. Les 9 kilomètres d’ascension se font à un petit rythme. On arrive au Columbia Icefield. C’est joli mais bondé de touristes et on a du mal à se déshabituer de la vie en solitaire. On passe le cap des 1000 kilomètres de route à l’endroit exact du col. Grosse descentre après le glacier: 72.7 km/h pour Jean qui va décidément plus vite que moi en descente. Vu que la route descend en permanence, je propose de pousser jusqu’à Jasper: 140 kilomètres en tout. On y va en admirant une dernière fois les paysages de la Parkway. Arrivée au camping et première vraie douche depuis Revelstoke (on s’est baignés de nombreuses fois dans des lacs au cours du voyage). Elle fait vraiment du bien. Comme c’est jour de fête (on prend notre première vraie journée de repos demain), Jean décidé même de mettre du déodorant. Pour garder un pied dans la réalité, il convient de préciser que notre savon est un nettoyant multi-usages qui sert aussi de liquide vaisselle et de produit à lessive. Il tient donc plus du dégraisseur à moteur d’avions des années 20 que du gel douche revitalisant à senteurs de printemps. On décide même de mettre des habits propres (comme tous mes habits sont dans la même sacoche, même mes propres puent, mais bon). Petit tour en ville puis dodo. Enfin une vraie nuit. Demain, repos…

Enfin des nouvelles

Désolé pour l’absence de nouvelles mais nous n’avons eu que très peu de contacts avec la civilisation avant aujourd’hui. Cette première semaine aura été l’occasion d’avoir une première idée de ce que seront les deux prochains mois. Nous avons roulé sur des autoroutes, monté des pistes sablonneuses, traversé des rivières et vu les paysages magnifiques de la Colombie-Britannique. Des photos et des vidéos dès que l’on peut.

2 juillet: Vancouver - Abbotsford, 90 kilomètres à 19 km/h de moyenne
Départ à 10h30. Tout le monde nous conseille la Lougheed Highway (grosse autoroute) pour sortir de Vancouver mais on la considère avec beaucoup d’appréhension d’autant plus que nous sommes super chargés. Premiers tours de roue et c’est la panique: nos sacoches avants sont tellement chargées que le moindre changement de direction les fait balancer et fait bouger le guidon de gauche à droite. On découvre qu’il y a une voie cyclable sur l’autoroute, qu’il n’y a pas tant de monde que ça et que les gens font attention aux vélos. Finalement, ce n’est pas si terrible. Première grosse frayeur: on doit traverser deux voies d’autoroute pour prendre notre sortie. Deuxieme frayeur: le bas-côté disparait soudainement et nous nous retrouvons sur la voie de droite. Ensuite, nous sommes pris entre les six voies de la Transcanadienne et les quatre voies de la Lougheed Highway (voir ici, au milieu des deux autoroutes). Troisième frayeur: sur un pont, le bas-côté fait 80 cm de large, les voitures roulent à toute allure et, à basse vitesse, nos guidons tremblent atrocement. Le camping ou nous voulions aller étant fermé, nous reprenons la route a 17h15, après 75 km. Nous arrivons finalement à 19h, après 90 km. On se fait offrir par une résidente du camping, Nancy, burgers au buffle, tarte aux pacanes et fraises. Tout est dévoré en 15 minutes. On a du mal à réaliser que c’est le premier jour de nos deux mois et demi de route.

3 juillet: Abbotsford - Kettle Valley Railway Trail, 109 kilomètres à 19.7 km/h de moyenne
On continue vers l’est. En fin de matinée, nous rencontrons un couple: Emma, suedoise, et Scott, américain. Les deux font du raid en compétition (Scott faisait partie de l’équipe des Etats-Unis). On n’a pas la pression du tout… Chance, Scott est économiste de l’environnement et Jean peut papoter. La journée se finit sur une voie ferrée désaffectée qui traverse des gorges magnifiques et des tunnels que nous parcourons dans le noir complet. On trouve enfin un endroit près d’une rivière où dormir. Nous sommes entrés au pays de l’ours et le sommeil est léger.

4 juillet: Kettle Valley Railway Trail, 48 km à 11km/h de moyenne
Départ a 12h30, en plein soleil… Dès le début, on en bave: pente a 6-8% sur de la piste de sable mou. Le bidon anti-ours de Jean n’arrête pas de tomber et, une fois arrêté, il est quasiment impossible de repartir, le pneu dérapant totalement dans le sable. A la fin, nous sommes montés de 200 mètres, mais nous sommes épuisés; on commence à se demander ce qu’on fait là. Le reste de la journée ne sera composé que de ça: des montées, du sable mou, des cailloux. Dans l’après-midi, Scott et Emma partent devant pendant que nous remettons encore une fois le bidon de Jean sur son vélo. Pendant que nous essayons de les rattraper, nous passons à côté de deux grosses crottes d’ours au milieu de la piste. Alors que Nicolas se moque doucement de Jean qui chante pour éloigner les ours, il l’accompagne doucement après la première crotte. Nous aurons monté 1400 mètres dans cette journée. Dur…

5 juillet: Kettle Valley - Nicola Lake campsite, 98 km à 18 km/h de moyenne.
Départ à 9h30. Après un peu de piste, où l’on traversera notamment une rivière en portant les vélos, nous quittons Scott et Emma qui eux vont suivre la Kettle Valley Railway Trail jusqu’au bout. Frustrés de toute cette piste, on reprend l’autoroute a 40 km/h avec un vent arrière. Nous quittons l’autouroute apres une descente de 4 kilomètres, où Jean fera du 65 km/h (Nicolas, sage, n’a pas dépassé le 57 km/h) pour prendre une petite route vers Merritt. Il fait chaud, on manque d’eau, ca monte presque tout le temps, c’est dur… L’une de nos rares belles accélérations a été faite avec l’aide d’un rottweiler a nos trousses, Jean profite de l’une des rares descentes pour améliorer le record à 67 km/h. On arrive à Merritt pour trouver une ville miteuse de 3000 habitants. On décide donc de faire 20 km de plus pour camper au bord de Nicola Lake. Cette portion se fera à la nuit tombante, sans bas-côté, avec des camions rasant. Nicolas découvre un appareil mesurant le stress de Jean: son compteur de vitesse. Jean fait du 37 km/h sur du plat, sans vent arriere, alors que l’on a 80 kilomètres dans les jambes. On se couche épuisés.

6 juillet: Nicola Lake campsite - Douglas Lake campsite, 52 km à 16 km/h de moyenne.
Journée relativement courte mais épuisante (encore de la piste sous un soleil de plomb). On dort au bord d’un lac après avoir traversé une réserve indienne. La vie est belle.

7 juillet: Douglas Lake campsite - Salmon Arm, 94 km à 19.6 km/h de moyenne.
Départ à 8h30. La piste est bonne et on a envie de rouler. Lors d’une descente, alors que nous sommes a plus de 50 km/h, occupés à éviter les nids-de-poule, Jean voit un gros chien traverser la route et nous freinons légèrement pour lui laisser le temps de passer. Il nous faut un peu de temps pour réaliser que nous sommes en train de voir notre premier ours. Ce n’est plus un léger freinage mais un dérapage en panique qui s’ensuit. Dès lors, nous utiliserons nos klaxons à ours à chaque virage. Au bout de la piste, nous nous arrêtons dans un magasin général pour manger. Jean voit des échantillons de gâteaux a déguster sur le comptoir. Il en goûte un.
” - Vous trouvez ça comment ? ”
Jean qui le trouve quelconque répond tout de même ” - Mmmh, c’est bon. ”
” - C’est pour les chiens. ”
On décide de partir vite.

Route quelconque dans l’après-midi mais on est hébergés par un ancien chasseur d’ours. On profite de sa conversation et l’on rigole quand il nous raconte que son grand jeu est de s’approcher derriere un ours au sortir de l’hibernation et de lui crier ” Bouh ! ” pour le voir détaler.

8 juillet: Salmon Arm - Three Valley, 95.6 km à 15.3 km/h de moyenne.
Départ 7h15 après un réveil à 6h. Après 50 km de route bitumée jusqu’à Mable Lake, on s’engage sur une piste. Il est 11h30 et, sans le savoir, on entame une ascension de 32 km sur une piste caillouteuse, dans la canicule. La descente de 3 km suivant le col est un vrai bonheur. On campe au bord d’un lac, entre les montagnes, seuls. Cela fait une semaine que l’on est partis, nous avons fait 587 kilomètres (dont une grosse partie de pistes) et on savoure le moment présent, fiers de nous.

On arrive aux Rocheuses.

Bienvenue a Vancouver

Bonjour a tous !

Nous partons demain vers l’est, direction Banff que nous devrions atteindre d’ici dix jours. Premiere journee ou nous emprunterons l’autoroute, charges comme des mules. Le voyage commence ici et Jean s’inquiete de possibles imprevus (” Et si Banff etait a 2500 kilometres et pas 900 ? Comment ferons-nous ? “). Il faut que dire que les autoroutes canadiennes n’ont que peu de choses en commun avec les routes ecossaises.

Et en bonus, une petite video de bienvenue (en esperant que tout marche).

A bientot avec d’autres nouvelles des que possible.

Jean et Nicolas

PS: desole pour les accents, nous sommes sur un clavier americain.