Changement climatique

L’une des idées principales est de discuter avec les gens que l’on rencontre sur notre route de leur perception du changement climatique et des conséquences sur leur mode de vie. Voici un premier résumé de tout ce que nous avons recensé jusqu’à maintenant. En Alaska, Fairbanks a connu son mois de janvier le plus chaud et son mois de février le plus froid depuis que les statistiques existent (annees 20). Il y a eu beaucoup de neige jusque très tard (7m50 au niveau de la mer et 30 mètres en altitude au mois de mai). L’une des conséquences est que les ours sont sortis d’hibernation plus tard que d’habitude et sont donc encore en recherche de nourriture à cette époque-ci de l’année. C’est l’une des raisons pour lesquelles les personnes voyageant en pays ours doivent être particulièrement prudentes. Une autre conséquence du réchauffement est le changement de certaines routes migratoires. Les saumons et les caribous en sont les deux principaux exemples. Cela a de graves conséquences pour les natifs (premières nations). Les lieux où ces communautés ont vécu depuis plusieurs centaines d’années ont été choisis pour la nourriture, animale et végétale (culture), qu’ils fournissent. Beaucoup d’entre eux sont donc sur des routes migratoires. La modification de ces dernières implique que ces communautés vont devoir se déplacer pour se nourrir. De la même manière, la fonte des glaces les menace aussi. Ils sont en effet victimes des mêmes problèmes que les ours polaires. L’ours se nourrit presque exclusivement de phoques qu’il trouve sur la glace. La fonte des glaces implique qu’il doit nager de longues distances avant de trouver de la glace (et donc un phoque). On voit de plus en plus d’ours polaires mourir d’épuisement ou de faim. Le problème est le même pour les natifs en ce sens qu’ils vont se nourrir en hiver de phoques et autres espèces vivant sur la glace. Aujourd’hui, ils chassent presque exclusivement en scooter des neiges. La fonte des glaces les empêche d’atteindre leurs lieux de chasse habituels et, là encore, cela signifie à moyen terme le changement de l’implantation de certains villages. Une conséquence moins évidente du rechauffement climatique est la maladie de la coccinelle à pin ( “pine beetle disease”). Cette espèce a été présente en Colombie-Britannique depuis un certain temps, mais jusqu’il y a quelques années, les larves mourraient pendant l’hiver du fait du froid et la population était donc limitée. Le réchauffement a pour conséquence que ces larves ne meurent plus. La population ne cesse donc de croître et, comme cette espèce s’attaque aux arbres, une proportion colossale des forêts de Colombie-Britannique est en train d’être détruite (il faut cinq ans à un arbre pour mourir une fois attaqué). Nous avons vu des forêts malades à perte de vue.
Nous avons subi les records suivants:

- les plus grosses inondations depuis 30 ans à Vanderhoof

- les plus grosses précipitations à Whitehorse depuis 1974

Pour ce qui est des comportements, nous avons constaté la prédominance des 4×4 et pick-ups sur la route et le nombre d’énormes bus - camping cars (qui trainent en général  un 4×4 derrière eux). En revanche, le système de consigne pour les bouteilles est vraiment répandu: une vieille idée simple pour un recyclage garanti.

Astuce du jour: Alayna nous a offert un porte-monnaie fait à partir de briques de jus de fruits. C’est étanche et écologique: une idée à retenir.

Leave a reply